Friday, May 01, 2009

Leçon de souplesse !

La souplesse, c'est bien. La rigueur est nécessaire, mais un peu de souplesse ne fait pas de mal.

Ainsi commence la leçon. Et vous vous sentez déjà plus souple, et plus décontracté, et même avide et curieux à apprendre... Bravo la rhétorique !

Nous sommes entre amis, n'est-ce pas ? Dites oui, dites le... C'est mieux comme ça... J'ai du respect pour vous, vous savez ? J'ai du respect et de l'estime pour vous. Vous travaillez beaucoup et... votre salaire est faible. Admettez le. Parce que c'est de là que tout commence, que les choses peuvent évoluer. Admettre. Vous l'admettez ? Parfait... Hônnetement, vous méritez le double ou même le triple de ce que vous gagnez, hônnetement... Et arrêtez de me faire cette grimace !

Vous êtes mal payé, tout court...

La vie augmente. Elle ne nous demande pas notre avis. Il faut donc s'adapter. Tout le monde sait que la plupart des salaires sont symboliques. Tout le monde sait aussi que l'intelligence humaine peut avoir des recours pour compenser les manques ! Sacrée intelligence humaine...
Vous le savez ça ou non ? Forcement vous le savez, c'est humain, c'est inné, c'est quelque part en vous... Colmatter les trous ! Vous savez bien le faire non ? Voilà, c'est ça, c'est comme lorsque vous étiez enfant, à la plage, jouant avec du sable, c'est exactement ça... sauf que... Vous voyez ce que je veux dire ?! Donc, colmatter les trous selon le possible, avec persévérance bien sûr, et trouver son équilibre, le tout avec discrétion et élegance. C'est cela que j'appelle la souplesse. C'est pas physique, et ça n'a rien à voir avec l'acrobatie, mais c'est un effort quand même. Vous en pensez quoi ? Passionnant c'est ça... ça fait rêver ! C'est comme dans les cinoches... mais le risque de rater le casting est infime ! Tout est en vous je vous l'ai dit, oui, et prédestiné même ! Vous me croyez maintenant ? Bravo, et vous allez voir combien c'est simple ! Oui c'est facile; il suffit de cesser de confondre compensation et vole. C'est tout. Compenser sans être gourmand. C'est légitime. Pensez à la valeur sociale de ce consensus, c'est merveilleux ! Et à l'émotion... Et pas la peine de placer ça sur un plan moral, Monsieur la Morale !

Bienvenue au club !

Friday, September 12, 2008

Main, sacrées mains...

Tout à l'heure, en rentrant chez moi, enfin ! vers 17h30, sur la route de La Marsa, au niveau des Berges du Lac, je m'arrête au feu, rouge bien sûr ! Du haut de mon camion, je regarde autour de moi... Et puis... Une scène m'a distraite de tout le reste... Sur la voie du milieu, à ma gauche, juste en bas, sur le siège passager d'une VW Polo, une jeune fille teint claire, traits du visage doux... Elle était vêtue d'un haut violet et d'une jupe de la même couleur... De la fenêtre, elle regardait loin, absente, ailleurs, épuisée par le jeûne et la chaleur peut-être... Plaisante la vue qui s'offrait à moi... Je vole le regard discrètement... La main gauche reposait délicatement sur une main droite, masculine, parée sur le levier de vitesse... Le feu passe au vert, le monsieur met la première, toujours une main caline sur la sienne, ensemble, en toute harmonie, grâce au geste de leurs deux mains unies... Ils font bouger la voiture... Ils avancent :)

J'ai souris...

J'ai fait de même, j'ai avancé... Mais c'était tout différent... Maintenant la voiture est loin devant moi, le jeu de mains continue certainement... Je lance un bref regard à ma droite, le siège passager toujours vide, encore une fois vide, et... J'ai souris tout de même...

Sunday, August 10, 2008

W. aux JO :

Probablement l'image du jour... ça l'est pour moi en tout cas !

W.G. Bush, président des États-Unis d'Amérique... à la piscine olympique de Pékin, accompagné de son épouse, le drapeau de sa nation à la main... et saluant de loin le tout souriant nageur américain pendant la remise des médailles. Le texan était debout, aux gradins, en toute discrétion, le monde, toutes nationalités confondues, l'entoure. Il était là en chemise manches courtes, sans fanfares, sans crainte aucune... Lui qui a voulu refaire les Croisades, lui qui a toujours approuvé les atrocités et les propos de Tel-Aviv, lui qui a libéré l'Irak encore occupé, lui qui a fait de l'américain un sujet de doute, voire de mépris, lui qui a lancé un produit nommé O.B.L. et qui en jouit ou paye les conséquences, lui qui va dignement quitter la Maison Blanche après qu'il y ait résidé pendant 8 ans, invité par son peuple !

Il était heureux...

L'image qui me vient en comparaison est une file de camions, à l'entrée d'une autoroute, déroutés vers des chemins étroits; sinieux, semant la peur aux petits comme aux grands, consommant plus d'énergie... et des prolitaires frustrés et écoeurés qui doivent tant bien que mal accepter l'arrogance et les caprices d'une berline de luxe qui se permet, pendant 2, 3, 4, 5... heures, God knows, de s'accaparer, par méfiance, d'une route large, rapide, sûre, économique...

Rien au monde ne rend l'homme malheureux comme la peur. Johann Friedrich von Schiller.